Espèce botanique : les appellations communes par ex. "lavande" ne sont pas exactes car il existe plusieurs espèces de Lavande. L'appellation botanique Lavandula vera, spica, hybrida, est indispensable pour l'identification de l'huile essentielle.
Pays d'origine : à chaque espèce son biotope pour une essence d'une composition aromatique particulière. La mention du pays d'origine ex Rosmarinus officinalis Corse à verbenone, Rosmarinus officinalis Maroc 1,8 cinéole est indispensable.
Définition du Biotope et du mode de culture : l'environnement agricole des plantes aromatiques ne constitue pas la seule garantie de qualité des huiles essentielles. La cueillette de plantes en milieu sauvage ou semi-sauvage donne les meilleures huiles essentielles. Les agriculteurs qui travaillent dans le respect de la nature participent au maintien de la biodiversité des sites et à la longévité des plantes.
Organe distillé ou expressé : selon la partie de la plante utilisée, ex, Citrus aurantium L. var. amara produit deux huiles essentielles provenant des feuilles ou des fleurs et une essence, extraite du zeste du fruit le stade végétatif de la plante au moment de la cueillette : fleurie, avec fruits. est prédominant pour la définition biochimique de l'huile essentielle.
Spécificité biochimique ou chémotype : donne les principales composantes moléculaires de l'huile essentielle, ce qui détermine ses vertus thérapeutiques.
ex Satureja Montana,
Ces différentes molécules indiquent la composition biochimique de l'huile essentielle de Satureja Montana et lui confère ses propriétés : anti-infectieuse, antivirale, anti-parasitaire, immunostimulante. D'autres molécules plus faibles en proportion mais indispensables pour le totum moléculaire, olfactif et énergétique de cette huile essentielle, appartiennent aux familles biochimiques suivantes : Monoterpénols, Sesquiterpénols, Ethers, Esthers et Cétones.
Cette définition précise et scientifique des huiles essentielles permet de les utiliser de manière efficace et reproductible dans des traitements d'urgence de type principalement infectieux. Ce qui conduit à dire que la vulgarisation de l'aromathérapie a amené l'utilisation des huiles essentielles à des fins « allopathie naturelle » ce qui a par conséquent souvent limité leur utilisation et leur finalité à ce rôle.